Le mouvement hippie : Aboutissement de la contre culture

Marie-Chantal Martinez Par Le 09/06/2015 0

Dans Conférences

Derrière ce titre, c'est la conférence proposée et présentée par Michel DAUMARIE qui a soulevé l'enthousiasme des auditeurs de l'Auditorium (pas assez nombreux à mon goût ce jour là), tant par la présentation claire et détaillée de l'histoire de ce mouvement, que par l'accompagnement avec des morceaux de musique et chansons relatifs à chaque période lors de l'évolution de ce mouvement.

Les quelques lignes résumées, ci dessous, des 2 heures de conférence en donnent l'essentiel, mais elles ne sauraient à elles seules remplacer le plaisir que chacun à dû éprouver à l'écoute du conférencier ce jour là.

L.C

 

Début du Mouvement

Après la guerre, les USA sont plongés dans le Maccarthysme, le puritanisme et la répression des libertés individuelles.

Refusant la soumission de la culture, Jack Kerouac et Allen Ginsberg initient un mouvement prônant la liberté créative, la Beat Generation. Ils sont suivis par de nombreux artistes, particulièrement à San Francisco, dont Ken Kesey, écrivain de Palo Alto, où ont lieu des tests militaires visant l'utilisation du LSD pour diriger la pensée, tests auxquels il participe avant d'écrire Vol au-dessus d'un nid de coucou.

Avec les royalties de sa nouvelle, il lance une expérience de vie communautaire, axée sur la consommation de LSD et la création d'animations pour les jeunes de San Francisco.

Dans le même temps, la ville est en effervescence culturelle et politico-sociale. Les Diggers lancent une économie parallèle et gratuite, les groupes de musique créent le rock psychédélique, les artistes, graphistes, cinéastes, photographes, animateurs de light shows, participent à ce mouvement psychédélique.

Tous reconnaissent que l'origine de cette révolution culturelle est liée à la Beat Generation, avec laquelle ils ont un lien, par l'intermédiaire de GINSBERG, qui participe activement aux manifestations culturelles du mouvement, et Neal CASSADY, membre des Pranksters, le groupe de Kesey, et ami de longue date de Kerouac.

La Lutte et l'émergence

Dans le même temps les noirs américains luttent pour la fin de la ségrégation, les étudiants créent des mouvements contestataires, en particulier contre la guerre du Vietnam.

Il y a, à San Francisco de nombreux concerts, chaque semaine, mélangeant différents styles musicaux, la poésie, le théâtre, les happenings, d'où émergent des groupes tels que Grateful Dead, Jefferson Airplane, Big Brother avec la chanteuse Janis Joplin.

Ils sont suivis par une foule d'admirateurs qui vivent comme eux dans le quartier de Haight, qui jouxte Golden Gate Park, rejettent la guerre du Vietnam, la consommation inutile ; ce sont les hippies, épris de liberté culturelle, sociale et sexuelle.

Les Festivals

Dès 1967, après le festival de Monterey, premier du genre, la CIA lance une opération visant à éliminer les leaders de ces mouvements, particulièrement les idoles de la Pop musique. Les Diggers organisent l'enterrement du mouvement hippie, après le Summer of love.

2 ans plus tard a lieu le rassemblement de Woodstock, apothéose du mouvement, le plus grand festival de Pop, attirant 400 000 personnes,dont de nombreux membres des communautés hippies.

Le mouvement Hippie est donc, en fait, l'ensemble de ces mouvements liés les uns aux autres, vivant une aventure commune, principalement animé par Ken Kesey qui organise de 65 à 67, à San Francisco, les acid tests, grandes fêtes musicales  regroupant tous les arts, où chacun vient s'initier au LSD, voir des films, écouter de la poésie.

Parmi tous ces hippies, se trouvent les futurs inventeurs de la souris informatique, des tables de mixage, des micros directionnels, des oreillettes, des livres de poche, et c’est dans leurs communautés qu’on vit poindre les prémices de l'écologie.

Michel DAUMARIE.

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